Journée nationale de l’étudiant L’Université algérienne, une locomotive essentielle du développement national.

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18 Mai 2026

L’Algérie célèbre, mardi, la Journée nationale de l’étudiant commémorant l’anniversaire de la grève historique du 19 mai 1956, dans un contexte marqué par les transformations stratégiques que connait l’Université algérienne, l’érigeant en locomotive essentielle du développement et de la promotion de l’économie nationale.

Cette date mémorable constitue une étape phare dans le parcours de libération nationale et d’édification de l’État moderne, symbolisant le ralliement de l’élite universitaire intellectuelle à la glorieuse Révolution de libération, lorsque les étudiants algériens décidèrent, sous la bannière de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), de lancer une grève illimitée et de rejoindre massivement les rangs de la glorieuse Révolution de libération.

Cette position fut un véritable camouflet pour le colonisateur français qui tenta par tous les moyens de freiner la marche des étudiants algériens et d’empêcher leur adhésion à la lutte armée. Cependant, ces derniers démontrèrent leur conscience que la Révolution était portée par le peuple en entier, et que la plume et le fusil avançaient de pair pour recouvrer la souveraineté nationale.

Les étudiants ont ainsi privilégié la liberté de la patrie sur leur avenir professionnel et académique, devenant par la suite les cadres qui dirigèrent l’action politique, diplomatique, et militaire de l’Algérie post indépendance, confrontée à d’immenses défis pour rattraper le grand retard imposé par le colonisateur à travers la politique d’acculturation, la privation, et les tentatives d’aliénation de l’identité nationale.

L’Algérie, « grâce à la volonté des patriotes, a su surmonter cette situation difficile et bâtir un système universitaire national honorable, avec un encadrement pédagogique impeccable et des structures couvrant toutes les régions du pays », pour faire de l’Université, dans l’Algérie nouvelle et victorieuse, « une locomotive essentielle à même de mener le pays vers le développement et la diversification de l’activité économique », comme l’avait souligné auparavant le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Il avait, à la même occasion, réitéré « l’engagement de l’État à promouvoir davantage l’université algérienne et le système de formation dans différents niveaux et spécialités, pour être au diapason de la réalité économique et des processus de transition vers l’économie de la connaissance », notamment à travers la facilitation et l’accompagnement de la création de petites et moyennes entreprises (PME).

L’Université algérienne relève aujourd’hui le défi de la transition vers « l’université intelligente », reposant sur la numérisation intégrale de l’enseignement et de l’administration, de même qu’elle poursuit son rôle de catalyseur du développement national, en s’appuyant sur l’économie de la connaissance et l’économie innovante, à travers l’intégration de l’intelligence artificielle (IA), de la robotique, et de l’ensemble des métiers de demain dans ses programmes de formation.

A cet effet, des spécialités couvrant notamment les technologies des systèmes autonomes, les mathématiques appliquées, la cybersécurité, les nanosciences et d’autres domaines, ont également été intégrés.

Ces efforts ont contribué à l’amélioration des résultats de la recherche scientifique enregistrés au cours des deux dernières années. A titre d’exemple, 3249 brevets d’invention ont été recensés, en plus de 310 start-up et 2611 micro-entreprises créées par des étudiants, et 430 entreprises filiales au niveau des établissements universitaires, selon les chiffres fournis par le secteur.

Par ailleurs, les efforts se poursuivent pour renforcer le partenariat entre l’université et les différents secteurs, afin de relier la recherche scientifique à l’écosystème socioéconomique, dans le but de valoriser les résultats de la recherche et de l’innovation, et de les transformer en projets à valeur ajoutée.

Dans cette optique, 134 incubateurs d’entreprises ont été créés et généralisés, dont un incubateur numérique, en sus de 117 centres de développement de l’entrepreneuriat, 102 centres d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), et 89 maisons de l’IA.

A ce titre, et dans le cadre de la concrétisation de l’objectif de généralisation de la numérisation, le secteur de l’Enseignement supérieur adopte une carte d’étudiant intelligente unifiée et multi services, permettant à l’étudiant d’accéder aux différentes installations et structures universitaires et de bénéficier des services de restauration.

Par ailleurs, le nombre de plateformes intégrées au système numérique du ministère de l’Enseignement supérieur est passé à 73 plateformes, ce qui permettra de progresser vers une université de quatrième génération, ouverte sur son environnement économique et social, productive et créatrice de valeur.

Aussi, dans le cadre de l’ouverture de l’université algérienne et du renforcement de sa position internationale, la deuxième édition du programme « Study in Algeria » a récemment été lancée, destiné aux étudiants internationaux souhaitant poursuivre leurs études dans un cadre contractuel, reposant sur la modernisation de l’université, l’amélioration de sa performance et la diversification de ses sources de financement.

Grâce à ces mesures et dispositions, le secteur a opéré un saut qualitatif ayant permis aux universités algériennes d’occuper, pour la première fois, des positions honorables aux niveaux arabe et maghrébin dans le classement mondial « QS » par disciplines académiques pour l’année 2026, une réalisation importante qui reflète le dynamisme de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur en Algérie. APS DZ

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