L’Algérie est représentée lors de cette rencontre, dont les travaux se sont ouverts lundi, et se poursuivront jusqu’à vendredi prochain, par Mme Naït Kaci Ouardia, membre de la Cour constitutionnelle, précise le communiqué.
Cette rencontre qui s’inscrit « dans la continuité de la réunion inaugurale tenue à Libreville (Gabon) en 2023 », vise à « renforcer la coopération et l’échange d’expériences entre les femmes occupant des postes de responsabilité judiciaire, et à promouvoir la justice constitutionnelle et l’égalité des sexes, dans le cadre des instruments internationaux et régionaux, tels que la Convention « CEDAW » et le Protocole de Maputo relatif aux droits des femmes ».
A cette occasion, Mme Naït Kaci a prononcé une allocution dans laquelle elle a présenté le dispositif algérien de protection contre les violences faites aux femmes, mettant en avant ses fondements institutionnels et législatifs, à travers trois (3) niveaux complémentaires. Le premier est d’ordre constitutionnel, consacré par la Constitution de 2020 qui a explicitement établi le principe de protection de la femme contre la violence, l’égalité devant la loi, ainsi que la primauté des conventions internationales sur la législation nationale.
Le deuxième niveau est législatif, illustré par les amendements introduits au Code pénal en 2024, criminalisant les violences conjugales, le harcèlement et la diffusion d’images attentatoires, assortis de sanctions dissuasives, tandis que le troisième niveau concerne le volet opérationnel, à travers l’adoption d’une stratégie nationale globale de lutte contre la violence, et la réactivation de cellules d’écoute et de prise en charge des victimes.
Cette réunion, ajoute la même source, « revêt une importance particulière », car coïncidant avec le 20e anniversaire du Protocole de Maputo, le 30e anniversaire de la Constitution sud-africaine et le 60e anniversaire de la marche historique des femmes de 1956.
Les débats porteront sur le renforcement d’une jurisprudence sensible au genre et l’instauration d’un système de justice plus inclusif. APS DZ