Entrevue periodique du 02/05/2026 : Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune
Toutes les conditions réunies pour garantir l’intégrité du processus électoral
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a assuré que toutes les conditions sont réunies pour garantir l’intégrité du processus électoral, soulignant que la création de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) s’inscrit dans la politique de l’Etat visant à éviter toute suspicion susceptible d’entacher l’intégrité de ce processus.
Lors de sa rencontre périodique avec des représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et les radios nationales, le président de la République a déclaré que « la réponse à toute préoccupation concernant un éventuel chevauchement entre les prérogatives de l’administration et celles de l’ANIE ne peut être que d’ordre juridique », et ce dans le cadre de la politique de l’Etat visant à « éviter toute suspicion pouvant entacher l’intégrité du processus électoral ».
Le président de la République a indiqué qu’il convient de tenir compte des aspects positifs réalisés dans le processus électoral en Algérie, mettant en avant que, depuis son élection à la magistrature suprême du pays, « le terme de fraude électorale n’a plus cours et ne figure plus dans le vocabulaire politique des Algériens ».
« L’Etat poursuit ses efforts pour encadrer le processus électoral, comme en témoignent la loi relative au régime électoral et la Constitution, quand bien même certaines lacunes existent », a-t-il soutenu.
Le président de la République a, par ailleurs, indiqué avoir soumis des propositions au président de l’ANIE portant sur « le recours, sur le plan matériel, aux institutions existantes telles que la commune ou la wilaya pour l’organisation des élections », relevant que cela « se limite à l’aspect matériel et non juridique, sans porter atteinte à l’essence même des élections ».
La visite du pape Léon XIV, un succès marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Algérie et le Vatican
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a qualifié la visite effectuée par le pape Léon XIV en Algérie de « succès » marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Algérie et le Vatican.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a précisé que ses entretiens avec le pape ont porté essentiellement sur les relations bilatérales et la nécessité d’en faire des « relations pérennes et enrichissantes pour les deux parties ».
Le président de la République a saisi l’occasion pour réitérer ses remerciements au pape pour cette visite, marquée par des « moments mémorables », notamment « son bain de foule ».
Le pape Léon XIV a « une parfaite connaissance de ce qui se passe en Algérie, ce que j’ai personnellement apprécié », a dit le président de la République.
Il est aussi « au fait des efforts déployés par l’Algérie sur le plan culturel », a-t-il ajouté.
Répondant à une question sur les allégations selon lesquelles le pape était porteur de messages de dirigeants de pays européens, le président de la République a assuré que l’hôte de l’Algérie est au-dessus des considérations qui ne sont pas à la hauteur des bonnes relations bilatérales.
Respecter l’autre implique de respecter sa liberté, a insisté le président de la République, soulignant que le pape Léon XIV adhère à ce principe.
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Algérie n’hypothèquera ni son indépendance ni ses richesses, qui appartiennent exclusivement aux Algériens, soulignant l’importance de saisir les dimensions et les répercussions des événements internationaux actuels dans son environnement.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a dit : « nous nous employons à régler nos problèmes par nous-mêmes car, par le passé, personne n’a été à nos côtés lorsque nous avons été confrontés à des épreuves ». « Aujourd’hui, nous pouvons régler les problèmes des citoyens, nous le faisons sans hypothéquer l’indépendance de l’Algérie ni ses richesses, qui appartiennent exclusivement aux Algériens ».
Appelant les médias nationaux à « être au fait des événements internationaux en cours dans l’environnement de l’Algérie », le président de la République a mis en garde contre « certains relais de la cinquième colonne qui se croyaient protégés par des parties étrangères qui les instrumentalisaient pour diviser la société, mais qui ont fini par comprendre qu’ils se sont fourvoyés sans qu’aucune partie ne puisse les protéger ».
Le président de la République a rappelé s’être engagé devant le peuple algérien, lors de sa prestation de serment, à « combattre quiconque oserait porter atteinte à l’unité nationale ou à l’une des composantes de l’identité nationale, qui sont protégées par la Constitution et les lois de la République ».
Il a également a réaffirmé que la liberté d’expression est garantie en Algérie, à condition de respecter les lois de la République, les composantes de l’identité nationale et les traditions de la société, et à condition aussi que les idées exprimées soient celles de leurs auteurs et non pas des idées dictées par d’autres parties.
Le président de la République a, dans le même sillage, assuré que l’intervention de la Justice algérienne dans les questions liées à l’expression d’opinion demeure « rare », précisant que « tout contrevenant aux principes statués par la Constitution, la loi algérienne et les traditions de la société, en paiera le prix, car la Justice est libre et elle a pour mission d’interdire l’injure et la diffamation ».
Le président de la République a, par là même, fustigé le double discours de certains pays qui se targuent d’être des modèles de démocratie alors qu’ils infligent des peines d’emprisonnement à ceux qui affichent leur soutien à la cause palestinienne sur les réseaux sociaux.
Evoquant la visite effectuée par le pape Léon XIV en Algérie, le président de la République l’a qualifiée de « succès » marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Algérie et le Vatican, précisant que ses entretiens avec le pape ont porté essentiellement sur les relations bilatérales et la nécessité d’en faire des « relations pérennes et enrichissantes pour les deux parties ».
Il a indiqué avoir donné des instructions dans ce sens à l’ambassadeur d’Algérie auprès du Vatican, ajoutant avoir proposé au pape l’ouverture d’une ambassade du Vatican en Algérie, proposition ayant été accueillie favorablement.
Le président de la République a estimé que cette visite a « réfuté le mythe de l’ancien colonisateur prétendant avoir été à l’origine de la création de l’Algérie ». En effet, a-t-il dit, le pape a mis en évidence « l’enracinement historique de l’Algérie, qui remonte à saint Augustin et bien avant ».
Cette visite « place l’Algérie dans sa position naturelle », celle d’ »intermédiaire fiable qu’elle a toujours été », a souligné le président de la République, mettant en exergue son rôle dans le dialogue entre les religions et le rapprochement des peuples.
Il s’est également arrêté sur la visite du souverain pontife à Djamaâ El-Djazaïr, disant à ce propos que « ceux qui ne connaissent pas l’Algérie ont pu voir cet édifice, troisième plus grande mosquée du monde ».
Par ailleurs, concernant les législatives du 2 juillet prochain, le président de la République a assuré que toutes les conditions sont réunies pour garantir l’intégrité du processus électoral, soulignant que la création de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) s’inscrit dans la politique de l’Etat visant à éviter toute suspicion susceptible d’entacher l’intégrité de ce processus.
Après avoir relevé que « le terme de fraude électorale n’a plus cours et ne figure plus dans le vocabulaire politique des Algériens », le président de la République a mis en avant les efforts de l’Etat visant à barrer la route à l’utilisation de l’argent sale et à interdire la transhumance politique.
« Toute tentative de porter atteinte à l’intégrité des élections se heurtera à la loi », a-t-il averti. « Nous œuvrons à bâtir un Etat inébranlable, fondé sur des bases solides ».
A une question sur les informations circulant au sujet de l’achat de cartes d’adhérent auprès de partis politiques et de l’investiture de candidats, le président de la République a prévenu que « toute personne dont l’implication est avérée fera face à des poursuites pénales pouvant entraîner la suspension, la révocation, le retrait de confiance et la levée de l’immunité par le biais de la Cour constitutionnelle ». « La loi est claire et sera appliquée à tous. Nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il rappelé.
S’agissant de la participation des femmes à la vie politique, le président de la République a indiqué que « l’accès des femmes au champ politique doit reposer sur leurs idées et leurs capacités à développer la société », estimant que « l’instauration de quotas pour la représentation féminine pourrait être contreproductive ».
Par ailleurs, concernant les pratiques commerciales illégales, le président de la République a averti que l’Etat ne tolérera aucune atteinte aux moyens de subsistance des Algériens, prévenant que « quiconque spéculera sur les moutons de l’Aïd en paiera le prix fort ».
Il a également mis en garde contre certaines pratiques enregistrées dans l’activité d’exportation, notamment la sous-facturation, indiquant que des cas de non-rapatriement de devises issues des exportations, d’une valeur de 350 millions de dollars, ont récemment été constatés. « Nous nous sommes débarrassés de la « issaba » qui s’adonnait à la surfacturation pour nous retrouver face à une autre « issaba » qui se livre à la sous-facturation », a-t-il déploré.
Projet de phosphate intégré : Lancement de l’usine de production d’acide phosphorique fin 2026 ou début 2027
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant l’avancement que connait le projet de phosphate intégré dans l’est du pays, précisant que l’usine de production d’acide phosphorique dans le cadre de ce projet sera mise en service vers la fin de 2026 ou au début de 2027.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a précisé que « les travaux sont en cours au niveau du projet de phosphate intégré de Bled El Hadba, où sera mise en service l’usine d’acide phosphorique fin de 2026 ou début de 2027 », dans le cadre d’un projet intégré pour « l’exploitation du phosphate à toutes ses étapes ».
Il a souligné l’impact économique de ce projet structurant, notamment en matière de création de dizaines de milliers d’emplois, indiquant que l’Algérie regorge d’autres mines « innombrables » qui seront exploitées à l’avenir, d’où « la création d’un ministère spécialisé, regroupant des compétences et des experts pour la gestion de ces ressources ».
Le président de la République a ajouté que les projets miniers ainsi que les lignes ferroviaires vers le Sud s’inscrivent dans une « vision nationale », affirmant que ces projets « ne sont pas le fruit du hasard », mais figuraient parmi ses engagements durant la campagne électorale.
La liberté d’expression est garantie en Algérie à condition de respecter les lois de la République
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé que la liberté d’expression était garantie en Algérie, à condition de respecter les lois de la République, les composantes de l’identité nationale et les traditions de la société.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir, sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a souligné que « la liberté d’expression est garantie dans notre pays, à condition que les idées exprimées soient celles de leurs auteurs et non pas des idées dictées par des parties, dont le but est de semer la zizanie, porter atteinte ou créer une scission parmi les composantes de la société ».
Dans le même sillage, le président de la République a rappelé avoir juré devant le peuple algérien, lors de sa prestation du serment constitutionnel, d’être « l’adversaire de quiconque oserait porter atteinte à l’unité nationale ou à l’une des composantes de l’identité nationale, protégées par la Constitution et les lois de la République ».
Il a assuré que l’intervention de la justice algérienne dans les questions liées à l’expression d’opinion demeure « rare », précisant que « tout contrevenant aux principes statués par la Constitution, la loi algérienne, et les traditions de la société, en paiera le prix, car la justice est libre et elle a pour mission d’interdire l’injure et la diffamation ».
Après avoir rappelé que les lois de la République « interdisent la réouverture des dossiers du passé douloureux », le président de la République a réaffirmé que « le chaos ayant prévalu avant l’année 2019 ne se reproduira plus », soulignant, à cet égard, que « les relais de la cinquième colonne qui se croyaient protégés par des parties étrangères qui les utilisent, ont fini par réaliser qu’ils avaient tord et qu’aucune partie ne pourrait les protéger ».
« Comment des pays occidentaux peuvent-ils prétendre qu’il y a des restrictions en Algérie, en se posant en modèles de démocratie, et infliger des peines d’emprisonnement à l’encontre de toute personne qui exprime sa sympathie envers la cause palestinienne sur les réseaux sociaux », s’est interrogé le président de la République.
La voie de la raison au Mali est celle du dialogue avec le peuple et l’Algérie reste un pays frère
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a déploré la situation qui prévaut au Mali, invitant les autorités de ce pays à dialoguer avec leur peuple, tout en insistant sur les liens de fraternité existant entre l’Algérie et le Mali.
« Nous sommes désolés de ce qui se passe au Mali. Ce n’était pas (une) prophétie, mais on savait que les choses allaient se gâter parce que le Mali est entré dans une phase qui ne pouvait mener qu’à la déstabilisation », a déclaré le président de la République lors de l’entrevue périodique accordée aux représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir, sur les chaînes de télévision et de radio nationales.
« La voie de la raison, c’est (..) de discuter avec son peuple, d’essayer, même si la prise de pouvoir n’est pas constitutionnelle (on pourra) la constitutionnaliser », a-t-il assuré.
Le président de la République a rappelé, en outre, que « l’Algérie ne s’est jamais immiscée et ne s’immiscera jamais dans les affaires intérieures du Mali ou d’autres pays ».
Il a déploré, à ce propos, le fait que « certains éléments qui ont failli au niveau national » cherchent à trouver un coupable, notamment en proférant des accusations contre l’Algérie. « L’Algérie a toujours été (un pays) frère (pour le) Mali », a-t-il martelé.
Les accords d’Alger (de 2015 NDLR) sont un fait malien, pas un fait algérien », a signalé, par ailleurs, le président de la République. « Certains veulent faire passer cela pour une immixtion de l’Algérie dans les affaires intérieures du Mali. Non. Les accords (ont fait) suite à ce qui s’est passé avant (..). Chaque fois qu’il y a un changement de direction au Mali, il y a une tentative de régler le problème par la force. La force ne règle pas les problèmes », a-t-il dit.
Le président de la République a affirmé, à ce propos, que les Maliens finissent toujours par revenir au dialogue, avec l’aide de l’Algérie, notamment. Il s’est dit « persuadé » que les Maliens étaient capables de dépasser cette situation, rappelant que l’Algérie était prête à leur apporter son aide s’ils la sollicitaient, comme elle l’a toujours fait depuis 1962.
« Je parle avec le cœur parce qu’on aime le Mali », a-t-il, par ailleurs, confié. « Nous n’allons pas déménager, le Mali ne va pas déménager. Et l’extrémisme n’a jamais été payant », a-t-il ajouté mettant en avant les liens de longue date qui existent entre les deux pays.
« Ce que nous avons fait avec d’autres pays africains, frères, dont le Niger (est) un exemple pour toute l’Afrique (..) Nous sommes de plus en plus Africains », a-t-il poursuivi. Une vision qui implique de développer la coopération avec les pays africains dans différents domaines, a-t-il noté.
Le président de la République a exprimé la volonté de l’Algérie de développer ses relations tout particulièrement avec le Burkina Faso et le Tchad dans le cadre d’actions visant à réaliser une véritable intégration africaine.
Interrogé au sujet des relations algéro-américaines, le président de la République a signalé que celles-ci « ont toujours été bonnes » et qu’elles s’amélioraient de manière constante.
« Les Américains savent que l’Algérie a son poids en Afrique », a-t-il fait savoir. Il a attiré l’attention sur le fait que l’Algérie n’abandonnera jamais ses amis, à l’image de la Russie et de la Chine, ou de ses frères comme l’Indonésie, rappelant que l’Algérie restait un pays non-aligné.
L’Algérie est aussi un pays qui n’acceptera jamais l’installation d’une base militaire étrangère sur son territoire. Et c’est précisément ce qui fait que l’Algérie soit un pays crédible, a-t-il assuré.
Concernant la question palestinienne, le président de la République a rappelé que l’unique solution était la création d’un Etat palestinien dans ses frontières de 1967, affirmant que la paix des cimetières recherchée « est un génocide qui ne mènera qu’à la Cour pénale internationale ».
Lorsque l’Algérie siégeait au Conseil de sécurité (2024-2025), « nous discutions pendant dix, quinze jours la virgule et le mot pour les résolutions » relatives à la Palestine, a-t-il souligné.
« Il y a un respect profond de la part des Etats unis envers l’Algérie et cela n’a pas changé », a-t-il ajouté, attirant l’attention sur le fait que la constance de l’Algérie en ce qui concerne la défense de la Palestine lui a valu le respect des Etats-Unis, entre autres pays. »
Pour le Sahara occidental, il y a une résolution de l’ONU qui est en train de faire son chemin et sans accrocs entre nous (Algérie et Etats-Unis) et ils savent quelles sont nos idées », a-t-il souligné.
L’Algérie a atteint un niveau de développement irréversible
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné l’importance des indicateurs de développement positifs enregistrés par l’économie nationale, d’où la nécessité de poursuivre cette dynamique à travers la diversification de l’économie et le renforcement des exportations hors hydrocarbures.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a précisé que la prochaine étape repose sur l’instauration d’ »une véritable transformation économique » fondée sur la valorisation des ressources nationales hors hydrocarbures, notamment à travers le développement des industries de transformation, l’augmentation de la valeur ajoutée et la création d’emplois.
Rappelant que la diversification de l’économie « est devenue aujourd’hui une réalité », après avoir été « pendant des décennies un simple slogan », le président de la République a souligné que la compétitivité de plusieurs secteurs industriels a permis de donner un élan fort aux exportations hors hydrocarbures.
L’Algérie ambitionne d’atteindre entre 8 et 9 milliards de dollars d’exportations par an hors hydrocarbures, alors que plusieurs filières industrielles, telles que les équipements électroménagers, la sidérurgie et l’industrie agroalimentaire, connaissent une demande croissante sur les marchés extérieurs, après que le pays en importait une grande partie, a relevé le président de la République.
Il a salué l’objectif fixé par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) d’atteindre près de 30 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030, estimant que ces objectifs permettront de placer les équilibres financiers de l’Etat dans une situation « confortable ».
Le président de la République a également relevé que les réformes engagées par l’Etat dans le domaine financier ont été saluées par le Groupe d’action financière (GAFI), qui « s’est dit satisfait des progrès réalisés par l’Algérie », avec la perspective d’une sortie du pays de la liste grise après la finalisation des procédures nécessaires.
Concernant le paiement électronique et la facturation, il a précisé qu’ »il n’est pas possible de passer rapidement du paiement en espèces au paiement électronique », soulignant que ce processus se fera « par étapes ».
Le paiement en espèces constitue une source d’introduction de fausse monnaie, a-t-il mis en garde, notant que des devises contrefaites ont été introduites depuis certains pays pour l’achat de moutons algériens, et que la thésaurisation hors circuit bancaire empêche la détection de billets falsifiés.
L’un des principes fondamentaux adoptés dans ce processus est de ne pas exporter les matières premières minières à l’état brut, mais de les transformer localement, qu’il s’agisse du phosphate, du fer, du zinc ou des produits agricoles, afin de créer de la richesse et de renforcer le tissu industriel national, a précisé le président de la République.
Evoquant les grands projets, notamment celui de Bled El Hadba, devant générer d’importants emplois et contribuer à la valorisation du phosphate à travers la production d’engrais et de leurs dérivés, le président de la République a souligné que le véritable développement repose sur la « création de richesse et d’emplois hors hydrocarbures ».
Le président de la République a, en outre, fait état de l’existence d’autres gisements miniers, en sus de ceux actuellement exploités, lesquels seront mis en valeur « au moment opportun », permettant ainsi à l’Algérie de devenir « un pays créateur d’emplois hors hydrocarbures ».
L’Algérie poursuit les opérations d’exploration des hydrocarbures en vue d’augmenter la production, parallèlement à la préparation des mutations démographiques à venir, a-t-il relevé, ajoutant que le pays s’oriente vers la réalisation de grands projets dans le secteur des hydrocarbures, notamment dans l’exploration offshore et dans les wilayas du Sud.
Evoquant le projet du phosphate intégré de Bled el Hadba (est du pays), le président de la République a souligné que ce projet avec ses unités de transformation, de concentration et de production d’acide phosphorique, d’engrais, d’ammoniac et d’urée, permettra de générer « un nombre important d’emplois » au profit de la région.
Il a insisté sur l’importance d’intégrer les diplômés universitaires, estimés à 250.000 par an, dans la vie économique, estimant qu’il s’agit « d’une synergie générale », visant à construire une économie libérée des hydrocarbures et basée sur l’initiative.
Il a ajouté, dans ce sens, que l’objectif « ne se limite pas à l’exploitation du phosphate, mais concerne la révision de tout le système économique », d’autant plus que le programme adopté par l’Etat « est un programme économique intégré qui sera détaillé progressivement, en parallèle à l’avancement des projets ».
Le président de la République a souligné que les projets miniers et les lignes ferroviaires vers le Sud « s’inscrivent dans le cadre d’une vision nationale », rappelant que ces projets ne sont pas le fruit du hasard, mais figuraient parmi ses engagements durant la campagne électorale.
La compétitivité de plusieurs filières industrielles a donné une forte impulsion aux exportations hors hydrocarbures
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que la compétitivité démontrée par plusieurs secteurs industriels nationaux ces dernières années a contribué à donner une forte impulsion aux exportations algériennes hors hydrocarbures.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, le président de la République a souligné que la progression des exportations reflète le développement de la production nationale par rapport au passé, soulignant que l’Algérie est aujourd’hui plus concurrentielle que certains pays européens dans des domaines comme l’électroménager.
« Alors que l’Algérie importait du rond à béton il y a quelques années, elle en est aujourd’hui exportatrice », a-t-il rappelé, relevant l’orientation vers le développement de nouvelles unités industrielles.
Il a, dans ce contexte, ajouté que l’usine Fiat Algérie atteindra un taux d’intégration de 40% avec une orientation vers l’exportation.
Le président de la République a également salué les avancées réalisées dans l’industrie automobile, notamment après l’inauguration d’une usine d’emboutissage dans la wilaya de Batna qui permettra de fabriquer les coques des voitures et des cabines de camions, ainsi que les progrès enregistrés dans la fabrication de diverses pièces détachées automobiles, soulignant que « le secteur privé honnête est en train de faire des pas de géants ».
Il a, en outre, fait remarquer que l’agroalimentaire algérien est aujourd’hui très demandé partout alors que beaucoup de produits étaient importés par le passé, soulignant qu’une partie de la production nationale sera destinée à l’exportation.









